Green IT

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Depuis maintenant 1866, date à laquelle fut pour la première fois employé le terme d’« écologie » par Ernst Haeckel, l’écologie du grec oikos (maison, habitat) et logos (discours), éveille les consciences. En premier lieu, nous parlions d’écologie dans le but de définir une activité organisée chez une espèce. Aujourd’hui, le terme « écologie » prend la même signification mais dans la conscience de tout un chacun, il désigne le comportement de l’Homme face à ce que nous offre la nature. Dans le cadre d’une étude portée sur des caractéristiques numériques et informatiques, découvrons la place de l’écologie dans le domaine qu’est le nôtre, celui des TIC.


Définition

Le Green IT, ou encore l’informatique durable, est un concept visant à réunir les trois mêmes piliers que le développement durable, c’est-à-dire, réduire les empreintes écologiques, économiques et sociales de l’utilisation de l’informatique et plus globalement, des outils d’information et de communication. Il est entendu par-là que les outils de l’informatique se doivent d’être plus « eco-friendly » non seulement de par leur fabrication, mais aussi de par leur utilisation. Prenons par exemple le cas de l’iPhone 5 pour conclure cette définition. La fabrication de 120 millions de ce smartphone de la firme Apple émet environ 12,7 millions de tonnes d’équivalent CO2. À titre de comparaison, la Bolivie, pays de 10 millions d’habitants, émet en 1 an la même quantité de CO2. Les outils fabriqués sont aussi utilisés dans le but de réduire les émissions, ils sont donc éco-conçus et/ou aide l’humanité à atteindre les objectifs du développement durable en pouvant continuer à se servir de ces outils.

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Historique

Le Green IT a vu le jour dans les années 1990 aux Etats-Unis avec le programme Energy Star. Ce programme consiste à apposer un label sur des produits (ordinateurs, télévisions, consoles de jeu, …) engageant une certaine qualité sur le plan du développement durable. Ainsi, en 2005, 352 000 maisons et bâtiments ont reçu ce gage de qualité aux USA. C’est alors dans les années 2000 que les entreprises ont commencé à chercher des salariés spécialisés dans le développement durable. En effet, les entreprises de centre de données, par exemple, se voit taxer et leur facture augmente grandement, on cherche alors des personnes capables de faire baisser celle-ci et permettre la continuité de ce secteur d’activité en baissant les émissions de CO2. Pour parler du cas français, en 2008, le premier rapport TIC (technologie de l’information et de la communication) qui souhaite augmenter les économies d’énergie et accroitre les aptitudes au recyclage de la France.

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Matériel

L’utilisation d’un terminal tel que le smartphone voit sa plus haute émission de carbone dans une période de son cycle de vie relativement court comparé à ce que nous pourrions penser. En effet, 60% des émissions et la plus grosse empreinte carbone que laisse un smartphone se déroule lors de sa phase de conception tandis que 15% de son émission « uniquement » se déroule pendant sa phase d’utilisation. On aperçoit donc que les plus grands efforts à faire se situent au niveau de la conception des produits et non lors de leur utilisation. Ce problème entraîne alors un discours de prévention, une nouvelle façon de penser, l’« écoconception ». Pour contribuer à ce mouvement, il faudrait que chacun des utilisateurs de smartphone ne laissent pas dormir un vieux téléphone qui perd au fil des mois la valeur qu’il pourrait avoir en terme de recyclage si l’on s’en débarrassait le plus tôt possible, après son obsolescence.

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Logiciel

Il n'est pas évident de se faire à l'esprit que ce n'est pas seulement en se servant d'objet physique que nous émettons une empreinte carbone. A vrai dire, ils ne sont pas les seuls à être concernés par notre sujet qu'est le Green IT. Lorsque l’on parle de « logiciel », on entend ici tout ce qui n’est pas considéré comme Hardware par l’utilisateur, Internet et softwares par exemple. Il va sans dire qu’Internet n’est « qu’une » énorme base de données, qui dit base de données dit serveurs. Ceux ci consomment énormément d'énergie pour les faire fonctionner. On compte pour le géant Google près de 60 data centers pour 850 téraoctets de données. On est alors sur une utilisation énorme d'énergie.